Pour libérer la bête : Accepter d’être une proie !

Depuis ces deux derniers mois je parle de libérer la bête.
Le projet évolue de jour de jour, et je traverse moi aussi ce processus de « retour à soi ». 
Si j’ai brandi ça comme «étendard » c’est que c’était pour moi-même une étape cruciale. Ce que je ne savais pas c’était qu’en brandissant ce sujet hors de moi, une partie de moi le fuyais un peu, jusqu’à ce que je me rende à l’évidence à travers les sujets soulevés pendant les stages… Je n’avais pas complètement « libéré la bête » dans ma propre vie.
Comment m’en suis-je aperçu ? 
Tout au long de l’été je n’ai rencontré que des femmes qui ne jouissaient pas ou plus. Elles en étaient arrivé à ne plus faire l’amour. A supprimer cette case de leur vie. 
Ce n’est pas un hasard si je les retrouvais dans un stage de « libère la bête » ! Parce qu’une partie d’elles sentait bien que ça se retrouvait dans d’autres sphères de leur vie.
Quelle facette inattendue de moi je rencontrais là ? 
La facette de moi qui repoussait l’intrus, qui protégeait son territoire, si je pousse un peu le trait, qui défendait son corps de l’assaillant. Oh punaise !

Aujourd’hui pour moi c’est important de te partager comment j’ai retrouvé la clé de cette jouissance. 
Qui était bien cachée derrière ces histoires de défense et de territoire. Bien gardée par une bête féroce, en fait.
Mon inconscient a mis en scène les scénarios de vie pour que j’en sorte. 
Sans chercher la transformation. Juste en laissant la vie circuler.
La clé de la jouissance retrouvée, tu vas peut-être rire, c’est quand j’ai accepté d’être une proie.
Qui peut dévorer quelqu’un qui est prêt à se faire dévorer ? Personne !

Dans mon couple, jusqu’alors, je croyais devoir fixer des limites pour être respectée. Je croyais que sinon je me ferai dévorer ; mon temps, mon énergie, la somme des trucs à faire, je croyais que moi seule pouvais les accomplir etc… En gros je devais défendre mon territoire. Créer ma bulle, pour ne pas être envahie. Aujourd’hui je fais le lien : pas de désir et de jouissance possible dans un contexte pareil !

Dès que je pose ces limites, ces peurs d’envahissement, cette sphère à protéger, je fais exister simultanément l’attaque, le non respect. Et c’est ce qui finit par arriver. C’est ce qui avait mis fin à notre couple il y a un plus d’un an.
Quand on s’est remis ensemble, ce truc s’est vite réactivé, jusqu’à ce que je libère vraiment la bête.
Non pas en renforçant les limites de territoire, mais en acceptant d’être « dévorée ».

Est-ce que je me fais dévorer quand j’accepte d’être dévorée ? Bien sûr que non ! Et l’épisode où je suis allée rendre visite à mon beau-frère illustre parfaitement cette démarche. J’en ai eu peur pendant 10 ans, un matin je me réveille prête à me faire dévorer, et c’est l’inverse qui arrive.

J’ai observé à nouveau cette carte du tarot de Marseille: Arcane XI, LA FORCE. Tiens je remarque que sa main gauche est presque à l’intérieur de la gueule du Lion.
Tandis que sa main droite tire vers le haut le museau…
En gros, elle prend le risque de se faire dévorer la main, et celle du coeur !

« Personne ne peut voler quelqu’un qui est prêt à tout donner. » Aujourd’hui je comprends aussi cette phrase que j’avais entendu chez Lopvet. 

Pour moi c’est ça la clé de Libère la bête. 
L’été 2019 y a été consacré. Aujourd’hui je n’ai plus besoin de cet étendard. 
Ni de me cacher derrière un slogan. 
Les prochains stages seront des stages de « non-transformation ». Accepter ce qu’on est déjà. 
Ce qui semble être la chose la plus ardue aujourd’hui ! 
Et à la place du slogan j’écrirai simplement mon nom. 
A partir d’aujourd’hui j’accepte qui je suis !!!